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Editorial de l'Abeille de France de juillet-août 2017 - N°1048

Interdiction des néonicotinoïdes confirmée. Merci aux médias !

Sans les réseaux d’informations au sein de l’appareil politique dont disposent certains journalistes, il est très probable que le travail des lobbyistes auprès du ministère de l’Agriculture pour faire lever les interdictions votées en 2016 concernant les insecticides néonicotinoides et les épandages aériens, aurait abouti dans le plus grand silence. Alerté par l’ampleur de la vague d’émoi soulevée par les propos du Ministre de l’Agriculture que relayaient les médias, le Premier Ministre poussé par Nicolas HULOT, a très vite tranché en faveur de la protection de l’environnement et de l’apiculture. Confirmant aussi que le gouvernement ne reviendrait pas sur les dispositions de la loi sur la biodiversité d’août 2016, ni sur les promesses de campagne. Dans un tel contexte, il est légitime et urgent que la filière apicole demande des éclaircissements au Ministre de l’Agriculture sur la réelle considération qu’il porte à notre filière et de quelles façons il envisage de soutenir concrètement son redéveloppement.

Conservons notre institut technique !

Voilà 10 ans, était lancé notre Institut technique apicole (ITSAP). Après avoir cherché ses marques, l’ITSAP s’est progressivement doté d’une solide équipe de techniciens(es) et de scientifiques. La qualité des travaux de l’Institut a donné lieu à de nombreuses publications et a pu apporter des réponses attendues tant par les services de l’Etat que par la filière apicole. Aujourd’hui l’ITSAP est composé de 30 salariés et gère un budget de plus de 3,7 millions d’euros. Un institut dont nous pouvons être fiers et qui contribue à donner des résultats et des méthodes en faveur du développement de la filière apicole. Pour poursuivre son soutien financier à l’ITSAP, le ministère de l’Agriculture demande que la filière apicole confirme son intérêt en apportant une part de co-financement au fonctionnement de l’institut. Pour cette raison, le président de l’Institut, Jean-Yves FOIGNET lance vers les apiculteurs un appel au soutien financier que vous pourrez lire dans nos pages intérieures. Appel auquel la filière apicole toute entière se devra de répondre positivement, au risque sinon, de voir disparaitre notre institut. Sans institut, qui développera les futures méthodes d’évaluation pertinentes des pesticides ? Qui aura les moyens de constituer les dossiers d’homologation de méthodes ou de matières actives pour lutter contre le frelon asiatique ? Qui aura les moyens de poursuivre la recherche contre la varroase ? Qui démontrera pour notre défense, l’impact négatif des cocktails de pesticides ou des fongicides sur nos colonies ?

Soyons réalistes et responsables, conservons notre institut technique !

Semaine européenne des abeilles

Fin juin, s’est tenue à Bruxelles la 6ème édition de la Semaine Européenne des Abeilles et de la Pollinisation avec pour thématique centrale : la coopération. Coopération entre les acteurs des différents secteurs agricoles, les chercheurs, les deux rives de la Méditerranée pour répondre à des objectifs communs : assurer le service de pollinisation et maintenir la biodiversité, assurer la production et la commercialisation de produits de la ruche de qualité, pouvoir s’adapter aux conséquences induites par le changement climatique. Sans oublier le défi de la nouvelle PAC qui reste à construire. Trois journées passionnantes que vous retrouverez dans le numéro de septembre.

42ème Congrès de la FNOSAD

A noter sur vos agendas : du 17 au 19 novembre 2017, c’est la région Bretagne qui, dans sa belle ville de Rennes, accueillera le 42ème Congrès de la Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales (FNOSAD). Le sujet sanitaire apicole reste une priorité pour les apiculteurs quel que soit le nombre de ruches exploitées. Venez nombreux pour assister aux conférences et débats de qualité et toujours formateurs.

La saison apicole avance……

Les mois et les miellées passent, et chez bon nombre d’apiculteurs ce ne sont pas les hausses pleines qui encombrent actuellement les mielleries, ceci malgré de belles populations d’abeilles dans les ruches. Jusqu’à présent, les conditions météorologiques capricieuses passant par des extrêmes n’ont pas généré les conditions favorables au déclenchement de miellées régulières. Nos espoirs se portent aujourd’hui sur le bilan des miellées de châtaignier, de lavande, de Luzerne, d’érica et de tournesol qui, compte tenu de la pluviométrie récente, pourraient apporter une récolte satisfaisante et tant attendue !