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Courrier des lecteurs de janvier 2017

L’apiculture sans essaimage

L’essaimage est un des moments les plus difficiles de la saison apicole. La perte d’un essaim signifie l’affaiblissement d’une colonie de production, donc une diminution de la récolte. Le contrôle de l’essaimage est stressant et représente un énorme surcroît de travail. L’apiculteur se passerait volontiers des pertes d’essaims, alors qu’il doit subir des pertes hivernales, ainsi que celles dues aux problèmes actuels de pollution.

La technique apicole a fait d’importants progrès depuis l’époque des ruches en paille, elle a bénéficié de nombreuses innovations. Pourtant, elle reste toujours aussi démunie par rapport aux risques d’essaimage. Aucune invention n’y a apporté de solution décisive. Aujourd’hui comme autrefois, l’essaimage reste un problème.

Le risque d’essaimage peut cependant être contrôlé efficacement grâce à des méthodes apicoles peu connues ou innovantes qui sont décrites dans cet ouvrage. Les colonies ne sont ni divisées, ni affaiblies par un prélèvement de couvain et conservent ainsi tout leur potentiel de récolte optimale. La ruche horizontale décrite dans cet ouvrage apporte de nouvelles possibilités apicoles, notamment au niveau de la prévention de l’essaimage. La ruche, qui peut être construite au format Dadant, Voirnot ou autres, est conçue d’une façon spéciale et innovante qui évite l’essaimage. Elle ne diminue ni le travail des abeilles, ni la collecte de nectar. Bien au contraire, l’activité et le développement des colonies sont augmentés. Les colonies font rarement des préparatifs d’essaimage. Si dans certains cas, elles se préparent malgré tout à essaimer, l’essaim ne peut pas quitter la ruche et l’apiculteur n’a aucun mal à le récupérer.

Cette ruche horizontale permet également de pratiquer des méthodes telles que la bi-ruche, le blocage de ponte, mais aussi des méthodes inédites telles que le transfert de couvain, la déviation des butineuses, etc…. Il est possible d’obtenir des récoltes nettement supérieures à celles obtenues avec les ruches et méthodes conventionnelles. Il est possible également d’obtenir des essaims sur cadres et des reines de qualité d’une façon plus aisée et rationnelle qu’avec les ruches et méthodes conventionnelles, ce qui ne manquera pas d’attirer l’attention des éleveurs.

L’ouvrage décrit une toute nouvelle approche de l’apiculture qui ne peut que susciter l’étonnement et le questionnement du lecteur. Il n’est pas exclu que cet ouvrage soit considéré comme une avancée importante de l’art de l’apiculture, c’est l’avenir qui le dira. Dans la ruche décrite, les abeilles n’ont pas le même comportement que dans les ruches conventionnelles. A l’aide des indications de cet ouvrage, l’apiculteur est encouragé à faire ses propres recherches et à trouver ses propres méthodes. Les méthodes décrites sont appelées à évoluer encore. L’auteur a expérimenté pendant près de 20 ans avant d’envisager une publication. L’ouvrage contient de nombreux schémas explicatifs ainsi que des photos .

Des cours sont prévus pour démontrer au rucher de l’auteur les divers aspects des méthodes proposées et par la suite informer les apiculteurs intéressés de l’évolution de ces méthodes. Voilà pourquoi je ne peux que vous inviter à lire et relire ce nouvel ouvrage d’André SCHWARTZ.

 

Bonsoir,

En réponse à votre question à propos des graines de Tetradium (revoir Abeille de France de juillet/août 2016), je vous apporte les renseignements suivants. Vous pouvez semer les graines de Tetradium maintenant dans un mélange léger et mettre sous protection contre les oiseaux et les rongeurs à l’extérieur. La levée se fera sans problème au printemps prochain. Vous pouvez également les placer au réfrigérateur et ne les semer qu’au printemps. Personnellement, je préfère la première solution qui évite le dessèchement des graines. Je reste à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

J. PIQUEE

 

Complément au texte « 2016 : réforme du forfait apicole » paru dans l’Abeille de France de novembre 2016

Concernant le lissage sur les années 2014, 2015 et 2016, il s’avère qu’une partie des miels stockés par l’apiculteur au cours des années 2014 et 2015 (stocks constitués notamment pour faire face aux difficultés récurrentes de récoltes) auront pu être vendus en 2016. Pour ces miels, des prélèvements fiscaux ont déjà été réalisés au titre des déclarations forfaitaires apicoles réalisées respectivement en 2015 et 2016.

Pour ce point, nous pensons que les recettes relatives à ces ventes (différées de 2014 et 2015 vers 2016) ne doivent pas être prises en compte dans le C.A. de l’année 2016. Nous estimons que ces ventes doivent faire l’objet de mentions marginales particulières sur les cahiers de recettes tenus au fil de l’eau par l’apiculteur et doivent être retranchées du Chiffre d’Affaires avant calcul de l’abattement.

Enfin, nous pensons qu’il faut être assez précis dans les termes utilisés, notamment page 32 de la revue, le terme « micro » manque dans les titres « Le Principe du Bénéfice Agricole ou micro-BA », la rédaction suivante nous semble plus claire à l’esprit « Le Principe du Micro Bénéfice Agricole ou micro-BA ». La terminologie de « bénéfice agricole » étant plus générale.

D’autre part, concernant la déclaration annuelle de toutes les colonies (ruches, ruchettes et nucléi) qui nous est demandée par la DGAL, elle nous inquiète fortement sur la façon dont les seuils, 1/8 SMI, ½ SMI et SMI respectivement 50, 200 et 400 ruches, seront appliqués par la MSA. Par exemple, une personne disposant de 40 ruches en production pour lesquelles il est nécessaire, afin de faire face aux problèmes de mortalités (hivernales et automnales) liés aux difficultés environnementales, que l’apiculteur dispose de colonies de réserve en ruchettes ou en nucléi. Leur nombre peut être d’environ 30 % supplémentaires. Ce qui pour notre exemple, conduit l’apiculteur qui a 40 ruches en production, à avoir a minima 12 colonies en ruchettes. Si la déclaration annuelle doit tout prendre en compte, elle sera de 40 + 12 soit 52 colonies. Avec ce cheptel, l’apiculteur se retrouvera à être cotisant solidaire à la MSA (seuil de 50 ruches atteint et dépassé), alors que précédemment seules 40 ruches étaient déclarées. Si on rentre un peu plus dans le détail, notre apiculteur qui a des pertes de colonies (estimées en moyenne à 15 % au printemps dans le meilleur des cas) se retrouve avec seulement 34 colonies correctement développées dans le meilleur de la saison apicole et la MSA considèrerait que c’est le chiffre de 52 qu’il faut retenir ! Tout cela nous semble vraiment très subversif.

Nous souhaitons avoir réponses rapidement à ces différents problèmes soulevés.

A.B. (21)

 

Messieurs,

Je suis propriétaire d’un rucher desservi par un chemin communal. La commune veut planter une haie le long de ce chemin. En a-t-elle le droit ? Quelle distance doit-elle respecter ?

En général, pour la voirie communale, les distances sont les mêmes que celles du code civil. La règle qui s’applique est la suivante : la distance à respecter est fixée à deux mètres pour les plantations dont la hauteur dépasse deux mètres et à 0,50 m pour les autres plantations. De même, en bordure des chemins ruraux, le maire, peut, dans un souci de sûreté et de commodité de passage, imposer le respect de distances minimales selon l’article D.161-22 du code rural.